13.08.2008
Je soutiens la candidature de BARACK OBAMA

En tant que démocrate du MoDem en France, je soutiens la candidature de Barack Obama aux élections présidentielles aux USA.
Pragmatique, il est capable d’un dialogue direct avec la population et ne cible pas sur l’électorat noir ; par contre il a eu la grande intelligence de régler ce qui aurait pu être un problème d’identité raciale dans un discours à Philadelphie le 18 mars 2008. Il a en effet dû aborder le douloureux tabou racial avec une franchise délicate parlant directement de ses origines, de sa vie de métis jamais élevé par des Noirs mais par des grands-parents blancs issus de l’Amérique profonde.
Ses supporters voient en lui l’homme capable de réconcilier les Blancs et les Noirs aux Etats-Unis.
Pour moi c’est un candidat du renouveau et l’Amérique en a bien besoin car son aura dans le mode est en plein déclin ; déclin d’autant plus rapide que des pays émergents se présentent sur le devant de la scène internationale et proposent d’autres alternatives aux relations internationales.
Il est face à un candidat qui donne l’image d’une Amérique ultra-conservatrice, de plus en plus repliée sur elle-même avec une vision erronée du monde qui l’entoure.
Mac Cain est en fait candidat de la veille Amérique, digne successeur de G.W Bush celui qui a mis tellement de temps à venir en aide aux sinistrés de Katrina.
C’est avec beaucoup d’intérêt que je vais continuer à suivre cette campagne électorale et espère que les américains sauront choisir le candidat de l’Avenir.

16:08 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.08.2008
Barack OBAMA

Rarement une élection présidentielle américaine n’a soulevé autant d’intérêt en France, sauf ces derniers mois lors des primaires démocrates opposant Hillary Clinton à son challenger Barack Obama en vue des élections le 4 novembre 2008 face au candidat républicain John Mac Cain.
Le sénateur de l’Illinois Barack Obama a beaucoup marqué l’esprit des gens par son charisme, sa pugnacité, sa volonté de rassembler ; il est devenu en très peu de temps le chantre du consensus américain et certains rêvent de retrouver en lui les idéaux de Martin Luther King : n’est –ce pas un trop lourd défi à relever ?
Il faut dire que les USA ne ressemblent pas à un pays enchanté ces derniers mois avec une économie moribonde marquée par la crise des subprimes qui a déjà laminé de nombreux foyers américains et avec une politique internationale totalement engluée dans le bourbier de la guerre en Irak.
Auteur de différents ouvrages, le dernier « l’Audace d’espérer » est son livre –programme dans lequel il explique son projet pour la société américaine. Car le défi est important : il lui faudra convaincre l’Amérique profonde, celle de la middle class, des petites villes et des zones rurales aux revenus extrêmement modestes.
Quand on voit que son équipe a réussi a soulevé des fonds à hauteur de 250 millions de dollars uniquement en provenance de petits donateurs qui lui ont fait confiance on se dit que le sénateur de l’Illinois est tout à fait capable de convaincre cet électorat.
Et en France, souffle-t-il un vent d’Obamania ?
Dans l’ensemble je dirais oui.
C’est un candidat qui a beaucoup plu aux jeunes mais pas seulement. Ses discours de type parler-vrai et à la délicate franchise ont réveillé certaines consciences endormies et suscité l’attention de beaucoup.
Un comité de soutien s’est dores et déjà créé rassemblant à la fois des personnalités de premier plan du monde des Arts, de la politique mais également des inconnus.
En fait les français ne sont pas anti-américains mais sont résolument anti-Bush sauf un : Nicolas Sarkozy !
16:04 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.08.2008
Alexandre SOLJENITSYNE

Témoin privilégié du XXème siècle
Alexandre Soljenitsyne est mort le 3 août 2008.
C’était un homme engagé dont la personnalité me plaisait énormément : sans concessions, aux valeurs humanistes très fortement prononcées.
Je trouve qu'il était terriblement lucide sur son temps et le considère comme un héros des temps moderne.
Il a mené un combat hors du commun qui a commencé par une révolte sans concession sur la forme de totalitarisme qui s’était développée en Union soviétique avec le communisme qui a viré au stalinisme : révolte qu’il a vécu dans sa chair pour avoir passé quelques années dans un goulag de Sibérie (février 1945 à février 1953)
Mais il a développé un regard très critique sur la société de consommation le « bazar mercantile » comme il l’a appelé qui ne vaut guère mieux que le « bazar idéologique » de l’URSS selon lui.
Il pestera toute sa vie contre la perte des valeurs en général même dans son pays natal qu’il a retrouvé en 1994 et qui avait tellement changé !
Quelques livres
Une journée d’Ivan Denissovitch
L’Archipel du goulag
Le premier cercle
Le pavillon des cancéreux
12:22 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.08.2008
Discours de Barack Obama 3 juin 2008: De la race en Amérique
FRANCE INTER a retransmis le discours de Barack Obama sur la question raciale et je ne sais pas s'il s'agissait d'un discours historique (c'est l'avenir qui nous le dira) mais je l'ai trouvé criant de vérité et de sincérité. Il faisait suite à u discours de son pasteur Jérémaih Wright très virulent à l'égard des blancs.
Les médias américains ont largement couvert ce discours d’Obama sur la question raciale. Et beaucoup d’Américains eux-mêmes l’ont scruté à la loupe.
Mais en France peu de médias en ont parlé.
« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.
Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine.
Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.
Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.
Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.
Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis
Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.
C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.
J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.
Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d'Américain. Je suis le fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s'est engagé dans l'armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.
J’ai fréquenté les meilleures écoles d'Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.
J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n'oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.
C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.
Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d'unité.
La suite est disponible sur internet
11:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, usa, présidentielles, race, wright



