18.10.2009

Jean, fils de Nicolas…

L’éditorial de Christophe Barbier dans l’Express du 15 octobre 2009 résume assez bien l’opinion d’une grande majorité de français :
« Jean Sarkozy à la tête de l’Epad,
c’est trop de puissance pour trop peu de mérite»

Car enfin !

S’élever contre une telle élection ce n’est certainement pas s’opposer aux jeunes « qui en veulent » comme j’ai pu l’entendre du côté du Medef ou plus surprenant du côté de M. Fabius  (de l’ironie peut-être)!

S’élever contre cette élection c’est vouloir s’opposer à une dynastie qui s’installe aux affaires.

S’élever contre cette élection c’est vouloir rappeler à l’Elysée qu’on ne peut pas s’insurger contre les pratiques de la France Afrique d’un côté et vouloir à tout prix caser sa descendance et la mettre à l’abri du besoin.

S’élever contre cette élection c’est rappeler que l’Epad gère un chiffre d’affaire colossal pour lequel les deux années d’étude à la Fac de Droit de Jean Sarkozy ne suffiront certainement pas.

S’élever contre cette élection c’est rappeler que les fils de dans toute grande entreprise ont toujours occupé une demi-douzaine de poste pendant une dizaine d’années au sein de l’entreprise avant de pouvoir prétendre à des hautes fonctions !

Et puis tout simplement, s’élever contre cette élection c’est rappeler que l’accession à ce poste n’est bonne pour personne.
D’abord pour le contre-exemple qu’elle véhicule puisque il suffit d’être le fils de… pour réussir ; c’est tout simplement balayer d’un revers de la main tout ce que l’école républicaine a montré et a prouvé pendant plus d’un siècle : le mérite.
Puis, c’est mettre entre des mains aussi peu expérimentées des pouvoirs financiers trop important : l’Etablissement Public pour l’Aménagement de la région de la Défense concentre plusieurs milliards d’investissement pour une zone employant 150 000 personnes.
Et pour finir cette nomination est une bombe à retardement pour le bénéficiaire lui-même.
Qui de l’UMP à l’heure actuelle oserait s’opposer aux diktats de la famille Sarkozy ?
Personne.
Mais qu’en sera-t-il après le quinquennat actuel ?
Je crains fort que M. Jean Sarkozy ne subisse les pires rancoeurs surtout de la part d’élus de son propre camp qui auront très mal vécus la période Sarkozy.

Express 15 oct 2009.pdf