05.04.2007
Qu'on organise un débat entre les candidats sur Internet
"J’appelle à un débat sur Internet et qu’on arrête de se défiler. Moi en tout cas, je ne me défilerai pas, j’ai des choses à dire" a déclaré François Bayrou mardi à l'issue de la présentation de son programme. Il a une nouvelle fois déploré qu’il n’y ait pas de débats entre les différents candidats à l’élection présidentielle et qu’on soit contraint d’entendre "les arguments les plus abracadabrants" sans pouvoir y répondre. François Bayrou a donc demandé aux animateurs de blogs et aux sites politiques d’inviter les quatre principaux candidats à débattre.
17:40 Publié dans Discours de F. Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.03.2007
François Bayrou et Azouz Begag en meeting à Saint-Etienne le 26 mars 2007
François Bayrou était à Saint-Etienne, le 26 mars 2007, devant plus de 4000 personnes, il a livré sa vision de la Nation et du patriotisme, soulignant que les difficultés que rencontrent notre pays touchent plus au chômage, à la précarité, à l'exigence écologique qu'à notre identité nationale. Cette soirée était notamment marquée par la présence du Ministre de la promotion de l’égalité des chances, Azouz Begag, qui a présenté les raisons de son soutien à François Bayrou.
Extrait du meeting
François BAYROU. - "Avant de m'adresser à vous et de vous remercier de votre présence si nombreuse, je veux donner la parole à Azouz Begag, ministre de l'Egalité des chances."
Azouz BEGAG. – "Merci, François, merci, Mesdames et Messieurs, pour cet accueil qui est à la mesure des espoirs que la France porte sur toi, François.
J'ai aussi toujours rêvé de sortir de la tyrannie de ce clivage gauche/droite.
J'ai toujours pensé aussi qu'il y avait des possibilités pour les hommes de bonne volonté de France de pouvoir faire converger leur engagement pour la France quelle que soit leur idéologie, quelle que soit leur appartenance à un appareil.
J'ai toujours pensé aussi, Mesdames et Messieurs, que, suivant en cela le général de Gaulle, une élection présidentielle, c'était la rencontre entre un homme et un peuple.
J'ai une drôle de sensation, depuis quelques semaines, que cette rencontre est en train de s'opérer sous nos yeux. C'est toi qui la portes, François.
Les gens me le disent, dans le métro, dans la rue, quand je rentre chez moi : " Merci", mais je leur réponds : "Merci de quoi ?" Ils me disent de votre courage, pour votre engagement avec François Bayrou. Je leur explique que ce n'est pas du courage, que c'est juste suivre ses convictions.
J'ai toujours considéré que la démocratie, cela commence à trois et non à deux. A partir du moment où l'on offre la possibilité aux Français d'avoir trois candidats, alors, on démultiplie l'offre politique et on leur offre un choix à la mesure de leur diversité.
Mesdames et Messieurs, je dirai même mieux, je suis Ministre de la Promotion de l'égalité des chances, mais, dans une vie antérieure qui est toujours ma vie aujourd'hui, je suis un homme de lettre et je crois que la France a aussi besoin d'un professeur de français ! Pour montrer à quel point -et, là, je parle à tous les enfants de Montréno qui sont peut-être ici- la maîtrise de la langue française, de la langue écrite et orale est un instrument majeur d'égalité des chances et je suis très fier aujourd'hui d'apporter mon soutien à un professeur de français qui sera, je crois, le président de la République française dans quelques semaines.
François BAYROU. - "Mes chers amis, je suis très heureux et très ému. Je suis très heureux de voir cet immense hall rempli par votre présence amicale et chaleureuse. Je suis très ému de l'accueil que vous m'avez réservé tout au long de la traversée de cette immense salle. Je suis heureux de la présence de mes amis parlementaires qui sont les uns et les autres venus me rejoindre.
Je commencerai par Claire Gibault, député européen, Thierry Cornillet, député européen, Anne-Marie Comparini, député du Rhône et ancienne présidente de la région, Gilles Artigues, député de la Loire, Michel Mercier, sénateur et président du Conseil général du Rhône, Muguette Dini, sénateur du Rhône, François Rochebloine, député de la Loire, François Sauvadet, député de la Côte d'Or et porte-parole de l'UDF et je veux associer Jean-François Barnier qui sera, dimanche prochain, élu conseiller général.
Je veux dire à Azouz Begag à quel point son propos est magnifiquement éloquent, du fait de sa maîtrise de la langue française, de son expression, de sa richesse, de son émotion -tu nous as montré à quel point, en effet, tu en avais la maîtrise et la force- mais ce n'est pas seulement pour cela, ce n'est pas seulement pour ton soutien. C'est aussi pour ce que tu as fait, depuis l'année où tu es membre du gouvernement. C'est aussi pour les valeurs que tu as défendues, pour la vérité que tu as faite entendre, sans peur et sans reproche.
Sans peur et sans reproche, les hommes de courage comme toi, d'engagement comme toi, de brio comme toi, d'indépendance comme toi, ces hommes sont précieux dans l'équipe que nous allons former au service de la France.
Merci, Azouz. Je le dis d'autant plus que cette équipe, comme vous le voyez, est en train de s'étendre, de se renforcer tous les jours, de marquer de nouveaux points, puisque, ce matin, le ministre de la Recherche du gouvernement, François Goulard, a décidé qu'il s'engageait avec nous, lui qui vient de l'UMP et, désormais, de mettre son expérience au service de cette nouvelle équipe que nous sommes en train de constituer pour la France.
Ainsi, ceux qui, il y a encore quelques jours ou quelques semaines, prétendaient que cette idée de faire travailler ensemble des gens venant de camps différents était idéaliste ou utopique, que ce n'était pas réalisable et que, naturellement, je ne trouverai personne pour être interlocuteur et partie prenante de cette grande aventure, ceux-là en sont pour leurs frais.
En quelques semaines, des hommes sont venus de la gauche avec une expérience professionnelle aussi importante que celle de Jean Peyrlevade, l'homme qui a sauvé le Crédit Lyonnais de la faillite qui lui était promise, des gens qui ont occupé des responsabilités aussi lourdes au sein de l'appareil d'Etat que ceux qui ont signé, sous des pseudonymes différents, mais qui sont transparents pour tout le monde : Spartacus ou les Gracques, personnalités reconnues de tous ceux qui, en France, ont fait vivre la République depuis des années, viennent de la gauche.
Puis, il y en a qui viennent des milieux écologistes. Corinne Lepage, par exemple, a décidé de nous rejoindre et d'être avec nous.
Puis, il y en a qui viennent de la société civile indépendante, bien que de responsabilité ministérielle, comme Azouz Begag qui s'est adressé à vous à l'instant.
Puis, il y en a qui viennent carrément de l'UMP, comme François Goulard, ministre qui s'est prononcé ce matin et d'autres encore, parce que je ne doute pas, je sais que ce mouvement est en train de s'étendre et que des dizaines et des dizaines de femmes et d'hommes d'expérience et d'engagement sont sensibles à ce que nous disons.
Quelques-uns se sentent encore verrouillés par les états-majors, mais vous verrez que, au fur et à mesure que les semaines passeront, nous allons découvrir que, de plus en plus, de femmes et d'hommes se sentent libres dans notre pays, parce que votre engagement les aura libérés. On leur aura montré que c'est possible et, parce que c'est possible, alors, ils vont le faire et ils vont le faire avec nous.
17:25 Publié dans Discours de F. Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Azouz Begag


