17.09.2009

Drôle de pratique à l'Elysée

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Haro sur les sondages de l’Elysée !!!

La Cour des Comptes a diagnostiqué une pratique de l’Elysée plus que douteuse utilisant les deniers publics et consistant en l’achat de sondages à Opinion Way qui seront ensuite présentés par Le Figaro ou LCI le tout sous couvert de Publifact dirigé par Patrick Buisson proche du Président.


La machine de la Com élyséenne bien ficelée bénéficie d’un budget colossal comme le décrit si bien l’article paru dans Marianne N°640 par les journalistes Daniel Bernard et Philippe Cohen. Cette machine comporte le budget de l’Elysée proprement dit, le service d’information du gouvernement, le budget Internet et les aides à la presse.


Inutile de dire à quel point j’ai savouré la lecture de cet article dans la mesure où François Bayrou avait très largement dénoncé et alerté l’opinion à de nombreuses reprises contre le système de manipulation des sondages…
Mais au-delà de cette satisfaction de savoir qu’on est dans le vrai il apparaît comme incontournable de mettre en œuvre un plan d’action redoutable pour anéantir ce système avant la prochaine élection présidentielle…

22.05.2009

Nos têtes de liste écrivent aussi....

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Petit dictionnaire pour faire aimer l'Europe

Livre Pédagogique montrant une image de l'Europe ouverte sur le monde et notamment l'Afrique abordant des sujets comme l'agriculture, la pêche, l'aide au développement, les migrations. C'est cette image précise de l'Europe basée sur le respect des équilibres sociaux, économiques et écologiques que Marielle de sarnez veut nous faire aimer.

 

 

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 L'alternative: Oui, c'est possible

 La révolution humaniste qui s’annonce, selon le cofondateur de Marianne, sera libérale, nationale, démocratique, morale, culturelle. Rien que ça !
Le centre de toute évidence n’est pas un milieu au sens du juste milieu. Il existe 19 usages de ce mot et, s’il fallait en choisir un, ce serait celui d’Aristote, le milieu juste, qui tempère l’excès de témérité, autant que le défaut de lâcheté.

 

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Abus de pouvoir

Il se positionne comme le premier opposant à Nicolas Sarkozy. Plume alerte, pétrie de citations, Abus de pouvoir ne se veut pas seulement une leçon d'écriture et d'érudition à l'intention d'un président qui, trop souvent, écorne les belles lettres.

A lire et à relire...

 

 

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Vivre autrement

Son livre présente les alternatives techniques existantes ou prometteuses qui permettraient de substituer une économie respectueuse de l'environnement à l'actuelle économie prédatrice.

"Il faut sauter le pas", "Nous n'avons plus le choix, et la dépression qui menace est une raison supplémentaire de le faire."

30.04.2009

Convention européenne: BAYROU à METZ samedi 9 mai 09

Convention européenne:

Libertés, justice et sécurité en Europe

 

Jean-François Kahn, Nathalie Griesbeck et François Bayrou

 

Faculté de Droit - METZ - Ile du Saulcy - 9h15-13h00

 

 

10.04.2007

François Bayrou: "On me rejoindra vite au second tour"

François Bayrou a donné une interview au Journal du Dimanche, parue le 8 avril dans laquelle il prédit un "électrochoc tranquille" mais "déterminant" s'il est présent au second tour de l'élection présidentielle, ce dont il ne doute pas.

Pour le candidat né dans le Béarn, les deux projets que proposent ses concurrents directs lui apparaissent comme "dangereux". Nicolas Sarkozy "propose une société violente" et Ségolène Royal incarne "le Tout État" qui "infantilise" la société.

JDD : Comment ressentez vous la campagne à cet instant ?

François Bayrou : La campagne entre dans sa phase décisive. Ce qui en jeu, maintenant, ce sont les projets de société que nous défendons les uns et les autres, ainsi que les caractères de ceux qui les portent. Nicolas Sarkozy incarne une société violente qui oppose les citoyens les uns aux autres. Une société d’autant plus violente qu’il en vient à penser que c’est à la naissance que tout est joué, thèse totalement anti-scientifique et anti-humaniste. En disant cela, Sarkozy remet en cause les valeurs communes autour desquelles a été construite la société française.

Et Ségolène Royal ?

Ségolène Royal est beaucoup plus hésitante : elle avance une idée avant d’en changer. Mais elle annonce un Etat qui s’occupe de tout, qui prend tout en charge : création d’un service public de la petite enfance, prise en charge générale de la première année de travail, annonce d’allocations de toute nature, un socialisme qui, au lieu de faire grandir la société, l’infantilise en disant : "L’Etat va s’occuper de tout." Ces deux projets de société sont dangereux l’un et l’autre. L’un parce qu’il propose une société violente. L’autre parce que c’est une société du "tout-Etat", alors qu’on devrait en être vacciné depuis longtemps. Mon projet, au contraire, est celui d’une société équilibrée dans laquelle, au lieu de dresser les gens uns contre les autres, on leur permet de vivre ensemble. Une société dans laquelle, au lieu de demander à l’Etat de tout faire, on permet aux solidarités de s’exprimer, à la société civile d’exister en face d’un Etat qui ne ferait plus que l’essentiel.

Si vous êtes au second tour…

Il n’y a pas de "si". Dans ce combat là, il n’y a, pour moi, qu’une seule hypothèse. Je suis candidat pour qu’un souffle nouveau passe sur le paysage politique français. Si l’un de mes deux concurrents est élu, alors on recommencera, comme si de rien n’était, avec la forteresse UMP ou la forteresse PS avec les mêmes à l’intérieur. Tandis que si je suis élu, se mettra en place une majorité nouvelle qui permettra de faire travailler ensemble des sociaux-démocrates – venus du Parti socialiste et de la droite républicaine – autour du centre dans une majorité progressiste et stable.

Vous n’avez enregistré jusqu’ici que peu de ralliements…

J’attends d’autant moins de ralliements parmi les ténors de la politique qu’ils sont verrouillés par les appareils. En outre, je veux renouveler profondément le personnel politique. Recommencer éternellement avec les mêmes ne correspond pas au souffle nouveau que je veux inspirer. Les Français attendent des générations nouvelles. La France est peuplée de gens de talent. Et je sais très bien que des responsables politiques du premier plan, de gauche comme de droite, me rejoindront rapidement si je suis au second tour.

Pensez-vous être face à Sarkozy ?

Personne ne peut le savoir. Mais ma candidature aurait plus de sens face à Sarkozy. Son projet de société est l’opposé du mien. Mais qu’importe, que ce soit face à Nicolas Sarkozy ou à Ségolène Royal, je serai le même. Ceux qui ont l’intention de voter pour moi viennent des deux rives. Au second tour, je serai le candidat du "travaillons ensemble" contre ceux qui ne voient que le combat des deux camps.

Lancerez-vous un appel à vous rejoindre si vous êtes qualifié pour le second tour ?

Je n’en aurai pas besoin. Ma présence au second tour, plus qu’une victoire, sera un électrochoc. Un électrochoc tranquille mais un électrochoc déterminant. Elle témoignera de la volonté des Français de mettre en place un pouvoir apaisé et équilibré. Au lieu d’avoir perpétuellement à sursauté à peine la radio allumée à l’écoute de tel ou tel dérapage, ils auront un président de la République soucieux de préserver le lien social, et attaché à préparer des décisions fédératrices. Les Français aspirent au renouveau qui leur permette de respirer différemment et de ne pas se retrouver avec les mêmes que depuis vingt-cinq ans.


Comment envisagez-vous votre majorité à l’Assemblée ?

Très simplement. Dans toutes les circonscriptions il y aura des candidats avec l’étiquette de la majorité présidentielle. Cette majorité sera ouverte. On pourra la rejoindre, venant de l’un ou de l’autre des deux anciens camps. Les Français étant d’une logique absolue, après avoir donné mandat à un nouveau Président, ils créeront une nouvelle majorité. Pour moi, c’est comme deux et deux font quatre. Les Français ne vont pas dire le contraire les 10 et 17 juin de ce qu’ils auront dit le 6 mai.

Qui seront vos ministres ?

Ils viendront des deux rives et auront tous de l’expérience, mais pas forcément celle d’avoir été au gouvernement depuis vingt ans.

Y aura-t-il des gens de la société civile, comme Azouz Begag ?

De la société politique et de la société civile. Azouz Begag est quelqu’un de bien, d’intelligent, de courageux. Il a décidé de dire ce qu’il avait à dire. Et pour éviter tout reproche, il a quitté le gouvernement. Chapeau.

Avez-vous trouvé votre "Jacques Delors jeune" ?

J’ai une idée…

Et au cas où vous ne seriez pas au second tour ?

Je n’envisage pas ce cas-là. Quand un sportif se met à faire des commentaires sur l’éventuelle défaite qu’il pourrait subir, vous êtes sûr qu’il va perdre. J’ai une seule idée en tête : c’est maintenant qu’on a une chance crédible de changer vraiment la politique française. C’est à portée de la main. Les Français peuvent prendre le pouvoir.

Mais quelle serait votre attitude si…

Mon attitude et ma volonté, c’est simple : être au second tour et gagner.

Que pensez-vous des sondages ?

Ils sont encourageants, mais il n’y a qu’un sondage qui compte : celui du 22 avril, quand les électeurs s’exprimeront.


Interview
Virginie Le Guay
Florence Muracciole

Le Journal du Dimanche


07.04.2007

Caravane orange de l'UDF au travers du département de la Meurthe et Moselle

Le comité BAYROU 54 a décidé d'organiser une caravane orange François BAYROU  dans tout le département de la Meurthe et Moselle vendredi 13 avril avec au moins un arrêt dans une ville des 7 circonscriptions de Meurthe et Moselle.

La première étape sera LONGWY à 9h00.

 

 

20.03.2007

Corinne Lepage Présidente de Cap21 soutient François Bayrou

medium_Lepage.jpgCorinne Lepage : Il faut refonder une écologie politique au-delà de la gauche et de la droite
19 mars 2007
Corinne Lepage a choisi de soutenir François Bayrou car elle souhaite refonder une écologie politique au-delà de la gauche et de la droite. Elle le soutient également parce qu'il est le seul candidat à proposer une réforme profonde des institutions.

Corinne Lepage a réfuté le terme d’"écologiste libérale". La présidente de Cap 21 se place au dessus de la gauche et de la droite : elle est opposée à "une écologie gauchiste" car on a, selon elle, besoin de l’économie de marché et elle est tout autant opposée à "une écologie libérale" car elle estime qu’on a besoin de l’Etat. Corinne Lepage soutient aujourd’hui François Bayrou par choix politique. Elle a expliqué qu’elle était sur le point d’obtenir ses signatures pour se présenter à la présidentielle mais qu’elle a préféré se rallier à François Bayrou pour deux raisons : elle a estimé qu’il n’y avait aucune place pour les "petits candidats" dans cette élection. Elle a constaté que l’écologie est aujourd’hui en lambeaux car les Verts se sont recroquevillés sur leur électorat gauchiste. Corinne Lepage a appelé à une refondation de l’écologie politique au-delà de la droite et de la gauche. Deuxième raison de son soutien à François Bayrou : il est le seul candidat à proposer une transformation profonde des institutions. Elle est notamment favorable, comme lui, à un pouvoir judiciaire et des médias indépendants. Corinne Lepage est convaincue que cette réforme institutionnelle est indispensable pour avancer sur le plan environnemental. Elle a constaté que les Français avaient eu le sentiment que parce que tous les candidats avaient signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, tout le monde était devenu écologiste. Elle a distingué ceux pour qui, l’environnement vient en fin de programme et ceux comme elle, pour qui l’environnement est au cœur du débat et c’est l’impulsion du dynamisme du développement économique et du changement de nos institutions. François Bayrou est favorable à la création d’un vice-premier ministre chargé du développement durable comme le propose Nicolas Hulot, elle estime qu’il faut lier environnement, santé publique et consommation. Elle s’est ainsi étonnée que personne ne s’intéresse à la montée de certaines pathologies liées à l’environnement et des coûts qui en résultent. L’autre option qui n’a pas sa préférence, serait de lier le climat, l’environnement et le transport.
Corinne Lepage a aussi beaucoup de points de convergences avec François Bayrou sur les questions écologiques : ils sont d’accord pour instaurer un moratoire sur les OGM, sur les objectifs d’un plan d’adaptation aux changements climatiques comme sur ceux d’une réduction des déchets ou encore pour rééquilibrer les crédits de recherche consacrés au nucléaire en faveur du développement des énergies renouvelables. Elle a souligné que François Bayrou consacrait tout un chapitre à l’environnement, dans son livre Projet d’espoir. « Il est convaincu que le nucléaire est une absolue nécessité » a déclaré Corinne Lepage. Pour elle, si la France ne peut pas s’en passer – 80% de notre électricité est d’origine nucléaire – ce n’est pas la solution à l’échelle de la planète et ce n’est pas une réponse aux changements climatiques. Il faut, selon elle, baisser à terme, notre part de production d’électricité d’origine nucléaire et augmenter celle des énergies renouvelables. "C’est une nécessité industrielle et économique plus qu’écologique" a insisté Corinne Lepage. La présidente de Cap 21 a pris l’exemple du futur EPR de Flamanville dans la Manche contre lequel elle a manifesté à Rennes samedi avec 40 000 personnes. Ce réacteur nucléaire de 3 e génération va, selon elle, coûter 3,5 milliards d’euros et l’installation ne va créer que 300 emplois : "On peut faire mieux et en particulier dans les énergies renouvelables" a déclaré Corinne Lepage. Elle a ainsi estimé que la décision d’installer un EPR était non seulement un choix économique mauvais mais aussi un choix technologique contestable : elle a fait valoir que la construction du premier EPR en Finlande posait quelques problèmes. Elle a également souligné que la France était aujourd’hui en surcapacité et vendait aujourd’hui son énergie nucléaire à l’étranger. La question de renouveler les centrales nucléaires ne se posera pas, selon elle, avant 2020. Corinne Lepage a surtout déploré que la France ne développe pas la filière des énergies renouvelables comme nos voisins allemands. Parce que nous sommes encore selon elle dans une politique du tout nucléaire, l’essentiel de nos investissements dan l’énergie portent sur le nucléaire.
Corinne Lepage a défendu une décentralisation énergétique et une autonomie énergétique des collectivités locales. A l’exemple de plusieurs villes dans le monde, elle souhaite que l’on développe une production locale d’énergie. Il s’agit selon elle, d’un système gagnant-gagnant car cela permettrait de développer des entreprises locales non délocalisables et cela garantirait notre approvisionnement. Elle est convaincue que la cogénération* mixée avec de l’éolien et du solaire est porteuse d’avenir. Sans évidemment exclure le nucléaire. Elle a enfin fait valoir que le développement des énergies renouvelables crée de nouveaux métiers et est donc créateur d’emplois.
*La cogénération consiste à produire en même temps et dans la même installation de l’énergie thermique (chaleur) et de l’énergie mécanique. L’énergie thermique est utilisée pour le chauffage et la production d’eau chaude à l’aide d’un échangeur. L’énergie mécanique est transformée en énergie électrique grâce à un alternateur. Elle est ensuite revendue à EDF ou consommée par l’installation. L’énergie utilisée pour faire fonctionner des installations de cogénération peut être le gaz naturel, le fioul ou toute forme d’énergie locale (géothermie, biomasse) ou liée à la valorisation des déchets (incinération des ordures ménagères…). Cette source d’énergie fait fonctionner une turbine ou un moteur.
Radio BFM

 

16.03.2007

Interview dans le Nouvel Observateur: 15 MARS 2007

  

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Dans son édition du 15 mars, Le Nouvel Observateur publie une longue interview du candidat UDF à la présidentielle, François Bayrou.

Deux critiques fortes vous sont souvent adressées depuis que vous avez franchi la barre des 20% dans les sondages. La première : votre élection signerait le retour de la IVe République. La deuxième, elle «libérerait» les extrêmes, puisque vous déclarez vouloir associer au pouvoir tout l'arc républicain.
- L'UMP et le PS ont le monopole du pouvoir depuis vingt-cinq ans. Ce monopole est menacé par une nouvelle proposition politique. Ils se défendent donc, et rien n'est plus normal. Ma conviction est que la situation de la France est si préoccupante qu'elle exige que pour la période qui vient on puisse faire travailler ensemble au redressement du pays des femmes et des hommes de caractère, venus des grandes sensibilités démocratiques du pays, pour garantir le rassemblement et l'impartialité de l'action. C'est ce qu'ont voulu faire il y a un demi-siècle deux hommes aussi différents que Pierre Mendès France et Charles de Gaulle. Je prétends que la situation du pays est plus grave aujourd'hui qu'elle ne l'était à cette époque. Est-ce que cela favorise les extrêmes ? Il faut avoir de l'estomac pour l'affirmer : dois-je rappeler qu'en 2002 les extrêmes ont recueilli, grâce au système des sortants UMP et PS, presque 40% des voix ?

Comment comptez-vous passer d'une éventuelle victoire à la présidentielle à un gouvernement disposant d'une majorité stable ?
- Dans toutes les circonscriptions, le rassemblement ainsi créé aura des candidats. Ce seront des nouveaux visages, car il y a un immense besoin de changer de génération. J'assumerai ce besoin, ce que le PS et l'UMP ne peuvent pas faire, dans la mesure où ils sont prisonniers de leurs sortants. Il faudra un nouveau courant politique, démocrate, pour former le socle de la majorité nouvelle. Mais ce ne sera pas une majorité fermée. Quiconque voudra participer à ce rassemblement sera le bienvenu. Les portes seront ouvertes. Je vois bien par exemple qu'une sensibilité socialedémocrate a besoin de naître et de se faire entendre. Une sensibilité gaulliste aussi. Et des libéraux sociaux, et des écologistes, comme Corinne Lepage qui s'est déjà exprimée. Ma proposition entraîne, je le crois, une modernisation accélérée de la vie démocratique française. En tout état de cause, j'empêcherai la concentration du pouvoir entre les mains d'une seule formation. Je veux un Etat impartial, notamment au niveau des nominations. Je refuserai la prise de contrôle par un clan, quel qu'il soit.

Le soir du premier tour de la présidentielle, si vous êtes qualifié pour le second, vous engagerez des négociations.

- Non. Je ne me prêterai à aucune manoeuvre. Je parlerai avec qui voudra, mais je ne changerai pas de ligne. C'est l'esprit de l'élection présidentielle qui permet aux Français, aux électeurs eux-mêmes d'imposer un vrai changement : à l'élection présidentielle, puis aux élections législatives.

Vous défendez l'esprit des institutions. Mais celles-ci ont leur logique mécanique. Soit vous affrontez au second tour Sarkozy, et cela, en cas de victoire, devrait déboucher sur une majorité composée de votre nouveau parti et du PS, soit Ségolène Royal est au second tour et, si vous gagnez, vous devrez gouverner avec l'UMP.
- C'est l'approche traditionnelle. Mais je crois l'UMP et le PS très fissurés en leur sein. Cette élection va entraîner une reconstruction en profondeur du système politique français.

L'UMP et le PS vont-ils éclater ?
- Je ne recherche pas un éclatement. Mais il y aura des remises en question. Ces deux formations devront réfléchir : pourquoi les Français ont-ils envoyé ce message ? Je crois profondément que les sociaux-démocrates vont se révéler à l'occasion de cette élection. Ils en ont ras le bol de la manière dont le PS fonctionne. Ils vont donc déclarer ouvertement qu'ils sont sociaux-démocrates. Et ceux-là ont évidemment leur place dans le rassemblement qui va s'imposer. Je n'ai aucun doute : il y aura des socialistes qui viendront dans la majorité nouvelle.

Dans votre main tendue à la gauche, n'y a-t-il pas une part de tactique ? On a le sentiment qu'après analyse vous avez conclu que le maillon faible du système politique français, c'était le PS. D'où votre tentative de prendre la place de sa candidate au second tour de la présidentielle.
- Je ne m'intéresse pas à la tactique. L'élection présidentielle, ce n'est pas un jeu. C'est une heure de vérité. J'ai fait ces dernières années des choix qui n'avaient rien de facile : par exemple, j'ai voté la censure contre le gouvernement Villepin. A l'époque, personne n'a considéré que c'était une habileté - mais plutôt une imprudence. Aujourd'hui je crois que les deux partis majoritaires sont au bout de leur logique. Ils ne répondent plus aux aspirations du pays. Pendant longtemps on a voulu ignorer cette usure. Mais l'élection présidentielle permet une rénovation en profondeur à laquelle aucun des deux ne pourra échapper.

Précisément les actuels députés UDF n'ont pas tous voté cette motion de censure. Vous prétendez édifier autour d'eux la colonne vertébrale de votre future majorité. Elle risque de ne pas être très vertébrée...
- Quand on se place en position de précurseur, ou de pionnier, on est parfois un peu seul. Cela m'est arrivé et c'est normal.

 
Propos recueillis par François Bazin, Guillaume Malaurie et Hervé Algalarrondo

Nouvel Observateur

 

09.02.2007

Voter Bayrou pour...

- Pour un retour à des valeurs justes et accessibles à tous...

En renonçant à la "république des privilèges" dont usent et abusent depuis des années  ceux qui sont censés être les représentants élus du peuple; pour recréer le lien entre la nation et ses représentants, et  garantir à chacun un traitement équitable au sein d'une république "juste" dans laquelle chaque citoyen pourra se reconnaître.

 
- Pour une nouvelle "donne" politique et une nouvelle approche de ce qu'elle doit être

En mettant en place une  séparation ferme entre les intérêts politiques, économiques et médiatiques afin de garantir la pluralité, la liberté de parole et que chaque sensibilité ait le droit de faire entendre sa différence.
Permettre au plus grand nombre de se réapproprier le domaine politique , et ne plus le voir accaparé et confisqué par un petit groupe de personnes qui détient à lui seul la quasi totalité des pouvoirs.

 
-Pour un vote constructif

Parce que si nombre de Français sont prêts aujourd'hui"hui à sanctionner durement les partis au pouvoir depuis trente ans lors des prochaines élections, nombre d'entre eux sont aussi viscéralement attachés aux valeurs démocratiques de notre république et souhaitent construire une société juste à travers une nouvelle voie... celle du bon sens et de la raison  


-Pour lutter contre tous les extrémismes

Les alternances ont créé une sorte de clivage entre deux France prétendument opposées... cela n'a eu qu'un seul effet : l'émergence toujours plus forte des partis extrémistes et celui d'extrême droite en particulier. Or, ce que veulent les français, ce sont des réponses concrêtes et simples à leurs soucis au quotidien. Les grandes idéologies ont fait long feu, il est grand temps maintenant de réunir tous les français dans une dynamique au sein de laquelle chacun d'eux saura se reconnaître. Répondre à leurs questions, les écouter et les entendre sera la meilleur arme contre les partis extrêmes.    
-Pour retrouver une république démocratique

En redonnant au peuple la parole sur les sujets de société tels que l'éducation, les retraites, la dette ... afin que chaque citoyen ait son mot à dire sur la société à laquelle il souhaite appartenir et pour que chacun porte une part de responsabilité  pour les prises de décisions d'interêt national.  En moralisant la vie politique du pays par des réformes démocratiques nécessaires et essentielles telles que le mandat unique, la séparation stricte des pouvoirs et le contrôle de ceux-ci, l'indépendance totale de la justice.

-Pour la mise en place d'un gouvernement de compétence au delà des clivages politiques

Afin d'en finir avec les gouvernements de "copinage", au sein desquels on peut passer du ministère de la santé à celui des affaires étrangères sans y avoir les connaissances nécessaires... Pour que chaque ministre soit choisi en fonction de ses compétences au-delà des clivages qui nous sont imposés depuis trente ans avec les résultats que l'on sait et pour qu'enfin, chacun d'eux soit responsable de ses actes devant les électeurs et le parlement.
-Pour l'absence de promesses qu'il ne pourra pas tenir  et le retour au bon sens politique...

Loin des discours grandiloquents et des promesses démagogiques impossible à réaliser ou à financer. Pour ne pas une fois encore trahir les élécteurs qui, déjà, ne sont plus très loin de ne rien pardonner dès les prochaines présidentielles. Les propositions faites par François BAYROU ne sont pas des "promesses éléctoralistes", ce sont des propositions de bon sens.


-Pour sa disponibilité et son accessibilité

Parce que depuis plus de trois ans, François BAYROU s'attache à répondre personnellement à chaque Français qui lui écrit, parce qu'il a su les écouter, les entendre et ne jamais penser détenir en lui seul la vérité.



-Pour sa proximité non feinte avec le quotidien des Français...

Parce que son regard sur les Français est celui de quelqu'un qui aime son pays plus que sa propre image et parce que chaque rencontre doit être un véritable rendez-vous avec toutes les composantes du pays et non pas un "plan com'" répété et mis en scène.

http://80avecbayrou.hautetfort.com